On l’a tous fait, écrire sur les tables en bois déjà bien torturées du lycée pendant le cours de philo, de sciences ou de français. Peut-être même avez vous fait l’expérience de communiquer par messages de table interposés avec un illustre inconnu ou bien votre meilleur(e) ami(e). C’est amusant en fin de compte de commenter le dessin de l’un, terminer celui d’un autre ou faire durer un jeu de morpion plus d’une semaine (les cours de philo ce n’est pas tous les jours non plus !). Peut-être s’agissait-il simplement de commenter les anti-sèches d’un camarade d’une autre classe dont on ignorait bien le nom, de donner son avis sur des questions métaphysiques comme on en a des tonnes quand on est ado, ou bien simplement d’échanger des boutades avec son voisin de table.
Dans le monde du web2.0, bien à la traîne finalement, ils ont appelé cela le ‘microblogging’, une espèce de mutan se situant entre le blog, le journal public du web, et le chat, la discussion en ligne interactive. Il s’agit d’un mutan car on y échange en général des messages plus court que sur un blog (~140 caractères max), plus long que dans un chat, on est un peu plus prolifique en nombre de posts qu’un blog mais bien moins qu’un chat, les délais de réponse sont allongés, une discussion peut prendre quelques minutes, quelques heures ou quelques jours, et on y échange en fait bien plus que de simples messages texte, il s’agit d’images, de vidéos, de liens…
Les services stars du microblogging s’appellent Twitter, Jaiku ou Pownce il vous permettent d’envoyer des messages directement depuis le web, avec de belles interfaces dynamiques AJAX, depuis un client java installé sur votre ordinateur ou bien encore, et c’est cela la vraie convergence et tout l’intérêt de ce genre de services, par SMS. Ils vous permettent de synchroniser votre statut facebook avec vos derniers messages, ainsi votre réseau d’amis sur facebook est au courant que vous êtes dans l’avion en train de partir pour les Seychelles grâce à l’envoi d’un simple SMS (ce que permets en fait nativement facebook).
Le SMS fonctionne d’ailleurs aussi très bien à l’inverse : vous êtes informé que Marc s’ennuie ferme en séminaire alors que vous êtes bien installé à une terrasse de station de ski en train de boire un de ces fameux vins chauds, il ne vous reste plus qu’à lui envoyer une photo du remonte-pentes ou de la jolie blonde qui est assise à la table d’à côté pour l’aider à se détendre, il ne vous faudra appuyer que sur deux ou trois boutons..
La différence avec le SMS ou le MMS c’est la convergence des interfaces (vos amis reçoivent vos messages par mail, par fil de syndication, directement sur le site du service, sur facebook ou tout autre site relayant vos messages) et la multi-diffusion systématique (un vers plusieurs).
C’est aussi cela le web2.0, la communication quoiqu’il arrive, l’échange et le partage en toute liberté, il ne faut pas y voir un enfermement virtuel, ce n’est en fin de compte qu’un moyen supplémentaire d’étendre sa vie sociale, celle qui est bien réelle, c’est une nouvelle manière de voir les relations entre amis, de garder le contact !






