Vulgarisation web2.0 : la guerre des données aura-t’elle lieu ?

7 11 2008

D’après Google Insights, le terme ‘Dataportability’ existe depuis le début du mois de décembre 2007, mais le début de sa réelle légitimité se situe plus vraisemblablement le 4 janvier 2008, lorsque Google, Plaxo et Facebook rejoignent officiellement le groupe Dataportability.org fondé par Chris SAAD quelques semaines auparavant. Il seront bientôt rejoints par LinkedIn, Twitter, Flickr, Microsoft, Digg, Six Apart, Seesmic, Myspace et d’autres. Les objectifs de ce groupe de travail, fondé par des entrepreneurs indépendants du ‘web2.0’, pour leur grande majorité issus de la côté ouest des Etats-Unis, ne sont pas d’inventer de nouveaux standards mais de travailler à concevoir et mettre en œuvre un ‘blueprint’, un canevas dédié aux services désireux de rejoindre le mouvement et leur permettant d’afficher leur compatibilité à la vision véhiculée par la portabilité des données sur le web. Cette vision est mise en œuvre à l’aide de technologies ouvertes existantes comme FOAF (réseau social distribué), les microformats (première mise en œuvre du web sémantique), OpenID (Identification centralisée), XFN (description des relations sociales), OAuth (Authentification), RDF (technologie support du web sémantique), APML (partage de l’ « attention » : échange des goûts et intérêts) ou encore XMPP (protocole libre de messagerie). Le groupe de travail édite des guides de conduite à tenir pour un service voulant participer et s’affirmer portable.

La vision principale de la portabilité des données véhiculée par le groupe de travail de Chris SAAD est de rendre à l’utilisateur le contrôle de ses données, comme expliqué par son leader lorsqu’il a fondé le mouvement, nous avons besoin d’un serveur DHCP (configuration automatique) pour gérer la notion d’identité et d’un système de fichiers distribué pour gérer les données, leur localisation et leur stockage et cela ne sera rendu possible que si au moins deux fonctionnalités existent : un système d’auto-découverte des services et des identités de l’utilisateur et un catalogue de services. Cette vision créé le besoin d’un ‘serveur de profils’ utilisé par des ‘applications sociales’. Le serveur de profils, qui peut lui-même être une application sociale, un service web, contient par exemple les données d’attention, de recommandations, le graphe social de l’utilisateur, ses identités et enfin, et non des moindres, les politiques d’accès aux données.

D’autres initiatives, plus techniques, essaient déjà de faire bouger les choses à l’image de DiSO. Il s’agit d’un jeune projet paravent qui tente d’implémenter certains des concepts du réseautage social décentralisé et de la portabilité des données autour de l’information, de l’identité et de l’intéraction en utilisant les microformats, des APIs standards et des logiciels open-source. Fondée par deux ténors du millieu, Chris Messina et Will Noris, travaillant à présent pour la société Vidoop spécialisée dans la gestion de l’identité centralisée (OpenID), l’initiative s’est fixée comme premières étapes d’implémenter les technologies des microformats, d’OpenID et de OAuth comme greffons à la plate-forme de blogs WordPress autorisant l’extraction automatisée d’informations facilement interprétables par les machines et ajoutant des capacitées de réseau social distribué aux blogs personnels de millions d’internautes.

Sur fond de web sémantique et de monétisation des services web s’ouvre la grande ‘guerre‘ des données dans le monde digital, elle aura lieu sur trois fronts interdépendants, celui de l’idéologie, d’une certaine conception du monde et des usages, celui de l’économie numérique où nos données ont une valeur qui peut amener un élément de réponse dans la recherche du busines plan idéal mais dont l’utilisation devra savoir rester humble et respectueuse de ses utilisateurs et celui de la technologie qui ouvre un peu plus tous les jours l’étendue des possibilités offertes aux entreprises comme aux particuliers mais dont la tâche, fondamentale, semble tout aussi passionnante que titanesque.





FOAFDrive : Générateur Friend Of A Friend

14 08 2008

FOAF smileys LOGO

J’ai passé une petite semaine d’autiste fin juillet comme j’aime à le faire une fois par an, n’ayant plus trop l’occasion de coder, et j’ai créé cette année FOAFDrive : http://www.foafdrive.com.

Une fois que j’aurais passé en revue divers sujets de b-a-ba du web2.0 j’aborderais un sujet de plus en plus en vogue ces derniers temps et qui est loin de se tarir : la portabilité des données (http://www.dataportability.org) et je parlerais alors plus en détail de FOAF.

Le principe de FOAF, dans ses grandes largeurs, est la création d’un réseau social décentralisé à la taille de l’Internet : en effet, pourquoi s’enregistrer sur une multitude de réseaux sociaux séparés les uns des autres alors que le seul, l’unique est finalement et simplement l’Internet lui-même.. ?

FOAFDrive vous aide, de manière, je l’espère, didactique, à créer votre propre fichier FOAF (cf http://www.foaf-project.org), il est entièrement (+95%) développé en Javascript et XML, il s’agit donc plus d’une application cliente tournant sur votre navigateur que d’un site Internet à proprement parler… Le formulaire principal est généré directement par analyse de la description FOAF RDF officielle et est donc à priori aisément évolutif et adaptable.

Le code est disponible au téléchargement, sous licence GPL, ainsi que le fichier de traduction si vous vous sentez l’âme traductrice.. ;) (Disponible en Français et en Anglais pour le moment)

Désolé pour le survol du sujet, ce post s’adresse principalement aux personnes qui connaissent déjà FOAF, ou tout du moins qui sont suffisamment motivées pour aller en chercher un peu plus sur le net, je reviendrais plus profondément sur le sujet plus tard.

N’hésitez pas à me faire vos commentaires, ils sont les bienvenus ! FOAFDrive va évoluer tout au long de cette année, doucement, avec des fonctionnalités intéressantes je pense.